Calotte et penne : quelle différence entre les deux couvre-chefs étudiants ?
Calotte à Louvain-la-Neuve et Namur, penne à l'ULB : d'où viennent ces deux couvre-chefs du folklore étudiant belge, ce qu'ils racontent et qui les porte.
Par L'équipe NOVA
Dans un cortège ou un TD, tu as sûrement vu des étudiants porter une drôle de casquette couverte d'insignes. Selon la ville, ça s'appelle une calotte ou une penne. Les deux ont la même fonction, mais pas la même histoire.
En bref
- La calotte : le couvre-chef du folklore des universités historiquement catholiques, comme l'UCLouvain (Louvain-la-Neuve, Woluwe, Saint-Louis) et UNamur.
- La penne : le couvre-chef du folklore laïque, à l'ULB et dans les universités et hautes écoles non catholiques de Bruxelles et de Wallonie.
Dans les deux cas, c'est l'étudiant qui la reçoit au terme d'un parcours folklorique, et elle se couvre d'insignes au fil des années.
La calotte
Le mot « calotte » désigne au départ le petit chapeau rond des ecclésiastiques, celui que porte encore le pape. La calotte étudiante est apparue à Louvain à la fin du XIXe siècle, pour distinguer les étudiants catholiques : on retient en général l'année 1895, même si plusieurs versions circulent sur son créateur.
Elle ressemble à un petit béret rond. Le dessus est de couleur lie-de-vin à Louvain-la-Neuve, Bruxelles et Namur. Elle est décorée de rubans (les bandes, qui indiquent les études suivies) et d'insignes. L'UCLouvain la décrit comme une sorte de carte d'identité de l'étudiant : en la lisant, on sait d'où il vient, ce qu'il étudie et ce qu'il a vécu.
Pour l'obtenir, il faut en général avoir passé un certain temps sur le campus et connaître le folklore : les chants, les traditions et quelques formules latines.
Après le départ de l'université francophone de Louvain vers Louvain-la-Neuve, la calotte a connu un vrai renouveau dans les années 1980, avec le retour des vieilles traditions étudiantes.
La penne
La penne est une casquette blanche à visière, typique de l'ULB, dont la tradition remonte au milieu du XIXe siècle, avant même la calotte. À l'époque, étudiants catholiques et libres-penseurs s'affrontaient régulièrement, et chaque camp a fini par avoir son couvre-chef.
Sa particularité, c'est sa visière, plus ou moins longue selon les traditions. Comme la calotte, elle se couvre d'insignes, de dessins et d'inscriptions. Elle est remise à l'étudiant lors de son baptême, organisé par le comité de baptême de son cercle.
On la voit partout le 20 novembre, pendant la Saint-V.
Calotte ou penne : qui porte quoi ?
- À Louvain-la-Neuve : la calotte domine, avec un folklore très lié aux régionales.
- À Namur : la calotte aussi, notamment pendant la Saint-Nicolas des étudiants.
- À l'ULB : la penne, avec les cercles facultaires et leurs comités de baptême.
- Dans les hautes écoles : ça dépend de l'école et de ses traditions.
Porter l'une ou l'autre n'est jamais une obligation : beaucoup d'étudiants profitent des soirées et des grands événements sans faire partie du folklore.
Pour aller plus loin
Tous les mots du folklore (bleu, comitard, guindaille, cantus…) sont expliqués dans notre lexique de la vie étudiante. Et pour voir des calottes et des pennes de près, les grands événements de l'année sont dans l'agenda NOVA.
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